

portrait · 34 ans · commerçante
Cecilia del Sagrario Losa Arreaga
« N’importe quel endroit est un bon endroit pour monter un commerce. Tout dépend de comment tu traites les gens. »
Cecilia del Sagrario Losa Arreaga
Madame Cecilia del Sagrario est une femme travailleuse et dévouée, qui a consacré sa vie à faire avancer ses enfants. Elle vit à Valle de Chalco Solidaridad et a trouvé dans le commerce une façon de subvenir aux besoins de sa famille. Le sourire permanent aux lèvres, elle s’efforce d’offrir le meilleur service possible à ses client·es, qu’il s’agisse de louer des chaises, des bâches et des tables, ou de vendre des matières premières dans son local.
Pour elle, le plus important n’est pas le coût ni le bénéfice, mais de s’assurer que chaque personne qui entre dans son commerce en reparte satisfaite. Sa personnalité blagueuse et aimable la rend chère à beaucoup de gens, et son sens des responsabilités est admirable. Elle est un peu distraite, mais malgré cela, son cœur généreux, son amour pour sa famille et son travail la maintiennent concentrée à donner le meilleur d’elle-même.
Sa famille est sa plus grande motivation, et elle travaille pour leur offrir une vie meilleure. Avec son sourire contagieux et son esprit d’entreprise, madame Cecilia est une inspiration pour beaucoup. Son commerce est un reflet de sa personnalité : chaleureux, accueillant et plein d’amour. Madame Cecilia del Sagrario est une femme persévérante et charismatique.
l’entretien
Extraits de l’entretien enregistré, traduits de l’espagnol. La parole a été resserrée, jamais corrigée.
Vous vivez ici depuis toujours ?
Non, ici dans l’État de Mexico je suis là depuis 2009. Pourquoi j’ai déménagé ? Le hasard du destin, je crois.
Comment avez-vous commencé votre commerce ?
Comme vous voyez, je démarre en ce moment ce local de matières premières. En 2020, j’ai eu l’idée de commencer avec une petite affaire de location, en pleine pandémie. Et c’est parti de là. Avant je travaillais, mais je laissais mes enfants seuls trop souvent. Alors j’ai décidé de me lancer à mon compte.
Et quand vous ne travaillez pas ?
À la maison, en train de faire des choses aussi. Là, on ne me paie pas.
Est-ce que le commerce affecte votre vie de famille ?
Non, pas vraiment, parce que je peux les amener par moments. Mais je dis aussi que la sécurité n’est pas terrible, et comme ils sont petits, ils sortent.
Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans votre commerce ?
Ma clientèle. Bien sûr, il faut toujours la valoriser, parce que c’est de là que vient le revenu qui permet d’aller bien économiquement à la maison.
Valle de Chalco est-il un bon endroit pour entreprendre ?
Oui, en vérité n’importe quel endroit est un bon endroit pour avoir un commerce. À condition — je reviens là-dessus — d’avoir un bon contact avec le client. Parce que si tu ne traites pas bien ta clientèle, ça peut être le meilleur emplacement du monde, ça ne marchera pas. Le service au client, c’est ce qui fait que, même dans l’endroit le plus caché, tu arrives à vendre.
Entretien mené par les participant·es de l’atelier, 2025.
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sept habitant·es
Zulay Ikarani Amaro Jasso15 ans · lycéenne
María Dolores Martínez Rangel50 ans · au foyer · choriste
José Rivera Mendoza53 ans dans la commune · conducteur de mototaxi
Daniela Ramírez Hernández29 ans · skateuse · aide à domicile
Adrián Alvaradofondateur, entraîneur et président de Rugby Mictlán
Luz Andrea Quiroz Hernándezartisane · tisserande au telar de cintura · mixtèque
partenaires
Museo Comunitario del Valle de Xico
Arte y Cultura Xico A.C.
mOst — mon œil sur terre
crédits
photographies et textes des participant·es des ateliers — Valle de Chalco Solidaridad, 2024–2025.
más allá de las calles