
volet 2 · 2025 · valle de chalco solidaridad
más allá de las calles,
vol. 2
Sept habitant·es, sept entretiens enregistrés, sept portraits. Puis la rue comme lieu d’exposition.
volet 2 · 2025
La deuxième année, le groupe a voulu passer des lieux aux personnes. Les participant·es ont choisi qui interviewer — souvent des gens qu’ils connaissaient déjà, parfois des inconnu·es croisé·es au tianguis —, écrit leurs propres grilles d’entretien, et sont allé·es les voir sur leur lieu de travail, chez eux, ou au musée, parce que le musée est un lieu de liens entre les gens.
À chaque entretien enregistré correspond un portrait photographique fait au même endroit. Ce sont ces couples — une voix, un visage, un lieu — qui composent l’exposition.
Ce qui ressort de l’ensemble, ce n’est pas un portrait-type. C’est une commune multiculturelle, peuplée de gens venus de Mexico et de tout le pays, et une même condition partagée : celle d’une ville-dortoir d’où l’on part une heure et demie à deux heures chaque matin, et où l’on revient pour tenir ensemble un quartier que personne d’autre ne tient.
« Les gens connaissent bien mieux l’existence du musée que nous ne le supposions. »
les participant·es du volet 2
les participant·es du volet 2
« Cette exposition est le résultat d’une série d’entretiens et de photographies faits avec des personnes précises de Valle de Chalco, qui représentent une part du territoire. Nous les avons choisies parce que leurs histoires individuelles nous intéressaient ; nous avons écrit les grilles d’entretien à partir de ce que nous savions déjà d’elles. Nous sommes allé·es les voir sur leur lieu de travail, chez elles, ou nous les avons interviewées au musée, parce que c’est un lieu de liens entre les gens.
Nous avons aussi décidé de nous aventurer dans le territoire pour interviewer des inconnu·es qui viennent au tianguis. Une chose nous a beaucoup frappé·es : les gens connaissent bien mieux l’existence du musée que nous, ses collaborateur·rices, ne le supposions. Les personnes interviewées connaissent son existence, ses problématiques et les enjeux de la culture ici. »
sept habitant·es
Chaque portrait ouvre sur le texte de la planche d’exposition et sur des extraits de l’entretien enregistré.
Zulay Ikarani Amaro Jasso15 ans · lycéenne
María Dolores Martínez Rangel50 ans · au foyer · choriste
Cecilia del Sagrario Losa Arreaga34 ans · commerçante
José Rivera Mendoza53 ans dans la commune · conducteur de mototaxi
Daniela Ramírez Hernández29 ans · skateuse · aide à domicile
Adrián Alvaradofondateur, entraîneur et président de Rugby Mictlán
Luz Andrea Quiroz Hernándezartisane · tisserande au telar de cintura · mixtèque
On a dit : nous, on sera les gardiens du Mictlán.
Adrián Alvaradofondateur, entraîneur et président de Rugby Mictlán
la rue comme musée
Les portraits ont été tirés en grand format et collés dans toute la commune : sur un mur tagué de la rue commerçante, sur le rideau d’un bazar, sur le béton du skatepark, sur la façade d’un centre de développement communautaire, à l’intérieur d’un atelier de mécanique. Le format n’est pas décoratif : à hauteur de regard, un visage de voisin·e devient un panneau public.





















sur le terrain
Les entretiens ont été menés par les participant·es eux-mêmes, micro à la main, dans les cours, les patios, les allées du tianguis.

















partenaires
Museo Comunitario del Valle de Xico
Arte y Cultura Xico A.C.
mOst — mon œil sur terre
crédits
photographies et textes des participant·es des ateliers — Valle de Chalco Solidaridad, 2024–2025.
más allá de las calles